Petit article vu sur Monnaie et détection.
Récemment, plusieurs sites archéologiques de Bourgogne ont été visités par des chasseurs de trésors
Le 27 décembre dernier, Yves Pautrat, conservateur du Service régional de l'archéologie de Bourgogne a donné un interview au journal Le Bien Public (texte intégral de l'interview ici). Dans cet interview, Yves Pautrat déclare ne pas faire de différence entre un "détectoriste" ( = un utilisateur de détecteur de métaux) et un pilleur.
Répression des prospecteurs
Il est question dans cet interview de la répression des utilisateurs de détecteurs de métaux : divers agents sont habilitées à dresser des procès verbaux de flagrant délit de pillage archéologique. Parmi ces agents se trouvent bien entendu les gendarmes, mais aussi les gardes de l'Office national de la chasse ou encore les agents de l'Office national des forêts.
Un brouilleur-détecteur anti "poêle à frire"
On apprend également que l'archéologue est prêt à jeter de la limaille de fer sur les sites archéologiques pour leurrer les détecteurs de métaux. On apprend enfin que certaines personnes, quelque part en Ardèche, travaillent activement au développement d'un brouilleur-détecteur anti "poêle à frire" qui avertira les gendarmes par SMS qu'un pillage est en cours ! Cela peut sembler incroyable, mais c'est pourtant la réalité.
On se doute que face à cette criminalisation des prospecteurs, qui pour la plupart conçoivent la détection comme un loisir inoffensif, les réactions ne sont pas faites attendre. Il suffit de se rendre sur le site du Bien Public pour voir la virulence des réactions des uns et des autres.
Il est tout à fait regrettable qu'une loi comparable à celle qui existe en Angleterre n'encadre pas mieux la détection, un loisir qui concerne environ 30000 personnes en France. Sans cette loi, le trésor d'Harrogate, entre autres, aurait certainement été dispersé sous le manteau et d'inestimables connaissances historiques et archéologiques auraient été perdues. Mais le flegme est britannique, pas français...






